
Pensée:
La raison est particulière. Quand on reconnaît que quelqu’un ne l’a pas, on ne peut la lui attribuer. Pour quelque raison qu’il soit. On reste seul avec la raison, ce qui n’est pas facile, car la raison veut. Que veut elle ? Déjà elle veut se propager.
Comment enseigner la raison si elle n’est pas en premier lieu, afin d’être reconnue ? Que faire devant le refus? Pourtant la raison elle même se refuse à la déraison. Elle est intransigeante. Celui ou celle qui est en accord avec elle, lui doit de lui être fidèle. Il (elle) n’a donc d’autre choix que de la mettre à l’œuvre. C’est là que la raison trouve sa raison d’être. Quand elle est mise à l’œuvre.
Elle n’est donc pas sa propre raison. Elle sert. C’est la raison elle même qui en convient.
Parfois elle ne sert pas. En apparence. Car dans ce cas, elle est tout simplement ce qu’elle est: la raison. Raison pour laquelle personne ne la possède. Elle est à nous, de la sorte qu’elle se prête à nous, tout en servant ce qu’elle sert de mieux. Elle reste maître d’elle même, sachant fort bien qu’elle sert.
De sorte que nous même, lorsque nous nous y accordons, servons nous même de la richesse de cet accord. Celui qui est riche, comme le soleil de sa lumière, déverse sans condition. Est-ce un bienfait ? Assurément, puisqu’il ne peut en être autrement. De demander si le soleil s’en préoccupe, c’est de la poésie.
De la raison que nous aimons, il se doit donc d’en faire profusion. Sachant que tous ne l’ont pas et qu’elle se perd quand on la quitte.
Cela peut paraître ingrat, mais cependant, la raison se ressaisi lorsqu’elle de son être comprend, que la gratitude vient de celui qui en a. De sorte que la gratitude se produit en elle même. Ainsi la raison reconnaît qu’il en est, non seulement pour elle même, mais pour ses frères et sœurs. Elle sert avec l’humilité qui lui convient.
